Association Mer Nature

 

É

t

h

i

q

u

e

 

e

t

 

P

r

a

t

i

q

u

e

 

d

e

 

l

'

a

s

s

o

c

i

a

t

i

o

n

 

L’éthique de Mer Nature est inspirée par :

  • la législation ;
  • l’action naturaliste de terrain telle qu’elle est définie par le Muséum National d’Histoire Naturelle ;
  • la pédagogie agréée par l’Éducation Nationale et par Jeunesse et Sports, telle qu’elle est pratiquée par et dans les clubs C.P.N.

 

Éthique et Pratiques
par Maïté VAINGUER (présidente)

 

Évidences.


Mer Nature a pour objectifs de faire découvrir la nature pour la faire aimer et respecter. Pourquoi faire ? Pour la préserver au profit des générations à venir. Elle est nécessaire à leur équilibre, leur santé et en fin de compte leur survie. De plus, les qualités nécessaires pour connaître et protéger la vie végétale et animale, permettent aussi de connaître et protéger la vie et la dignité humaines. Les développer, c’est s’humaniser.


L’ensemble des activités de Mer Nature se déroule dans le respect des lois en vigueur concernant les activités éducatives et de loisirs auprès des enfants et des adultes, et concernant la nature et la protection des milieux et des espèces. En cas de doute Mer Nature appelle les instances compétentes afin de s’informer sur la marche à suivre.

_________________________________________________

Pédagogie.


L’essentiel de la pédagogie de Mer Nature s’inspire du réseau C.P.N. dont elle fait partie. Cette pédagogie est dûe à Pierre Déom, fondateur des C.P.N., un ‘‘hussard de l’éducation’’ de Boult aux Bois, petit village des Ardennes.

Son succès repose sur des bases simples :

- des activités de terrain où découvrir et protéger ont parts égales ;
- une
rigueur scientifique faisant appel à des personnes ressources de confiance (scientifiques, conservateurs, biologistes…) ;
- une
approche globale, interactive, ludique et humoristique faisant appel à des animateurs généralistes capables d’embrasser les relations entre nature, géographie, histoire, patrimoine, usages, légendes, cultures, sciences et arts ;
- des
outils pédagogiques à la portée de tous (mallettes thématiques CPN, kits d’observation, journal ‘‘La Hulotte’’, ‘‘Gazette des Terriers’’, cahiers techniques CPN, livres ou documentaires) ...

Tout ceci nous permet de faciliter l'appropriation par le public (scolaire ou non) d'une démarche d'investigation scientifique (le travail de tout chercheur de réalités) et de responsabilité citoyenne (ouverte à tout citoyen, en démocratie) où la découverte est suivie par l'observation, la description, d'éventuelles mesures et confrontations avec des personnes-ressources, l'enrichissement du vocabulaire, la formulation d'hypothèses et leur vérification, la production d'un récit ou reportage, la réflexion collective sur d'éventuelles attitudes ou décisions à prendre, et la mise en place d'éventuelles actions : c'est notre principal "domaine d'expertise". La démarche d'investigation scientifique et culturelle, c¹est tout faire pour recueillir le maximum d¹infos sur ce que l¹on découvre, compare, mesure, analyse, décrit. C'est de penser et de vérifier des hypothèses, en restant ouverts à toutes les nouveautés que nous apportent l'observation de la réalité et la confrontation avec différentes sources et différents points de vue.

Nous soumettons nos orientations pédagogiques à la validation d'enseignants en sciences naturelles (Valérie Mouton et Benoit Morazé du Lycée Bonaparte à Toulon), de Guy Raynaud (de l'inspection académique du Var), des inspecteurs académiques des territoires où nous agissons, et de Philippe Orsini (conservateur du Muséum de Toulon et du Var).

_________________________________________________

Agréments et bailleurs de fonds.

14 ans d¹expérience et de sérieux sont sanctionnés par l'admission dans la FCPN qui a obtenu les agréments nationaux du Ministère de la Jeunesse et des Sports (Juin 1985) et du Ministère de l¹éducation nationale (février 2000), auxquels s'ajoute le label "1000 défis pour ma planète" décerné à Mer Nature par la Direction régionale de l¹environnement (décembre 2003). Mer Nature a également l'agrément de la DDJS du Var, depuis le 25 avril 2007.

Mer Nature reçoit des fonds :

a.- de ses partenaires éducatifs, dont la DDJS du Var, et au coup par coup en fonction des conventions signées avec eux ou des animations demandées par eux;

b.- des collectivités territoriales (jusqu'à présent, la Région P.A.C.A. et le Département du Var). Par le biais de leurs subventions directes, le Conseil régional P.A.C.A. et le Conseil général du Var ont fait de Mer Nature le maître d¹oeuvre d¹un programme pédagogique agréé destiné aux écoles et aux manifestations ponctuelles recevant des classes telles le Festival du Film maritime et d¹exploration, Festisources ou l¹Eau partagée; en outre, par le biais du Muséum de Toulon et du Var et plus précisément de son Conservateur adjoint, le C.G. du Var fourni à Mer Nature des moyens de valider scientifiquement ce programme;

c.- de fondations ou de personnes privées, sous réserve que les objectifs de celles-ci soient compatibles avec les objectifs et l'éthique de Mer Nature.

Trois projets de Mer Nature sont officiellement intégrés au Contrat de baie de la Rade de Toulon (signé en septembre 2002) : ‘‘Ports en Vie’’ et ‘‘Coup de Torchon au Mourillon’’ (avec l’Union Maritime du Mourillon) et ‘‘Nature, mer et patrimoine’’ (avec Les amis de la voile latine-Le Manchot). En outre, Mer Nature participe (avec ‘‘Domino’’ et ‘‘Vivre à la Serinette’’) à la mise en place de l’ ‘‘Université du jeune citoyen du Var’’.


_________________________________________________

Gestion du risque

De nos jours, la personne humaine, fort heureusement, est très protégée contre les risques. Mer Nature est assurée à la MAIF. Toutefois, actuellement la tendance générale est à considérer l’usager et notamment le jeune et l’enfant, comme "insortables" pour cause de risques, et à demander de lourdes sanctions financières en cas de bobo. De ce fait, de plus en plus nombreux sont les établissements qui renoncent aux activités sur le terrain. Le seul domaine où l’usager et le jeune demeurent exposés à de grands risques sans que l'on s’en émeuve outre mesure, c’est la route : nous trouvons normal de les lancer à plus de 100km/h. dans des boîtes en métal lestées de plusieurs douzaines de litres de carburant…

Mer Nature s’engage à informer ses partenaires ou bénéficiaires des caractéristiques géologiques, géographiques, biologiques des lieux explorés, laissant au bénéficiaire ou au partenaire la liberté d’évaluer les risques en fonction de sa propre politique, et d’organiser les activités en conséquence.

_________________________________________________

Dire la vérité

     " Il était une fois une famille dont le chien était mort en l’absence des enfants qui l’adoraient. Pensant bien faire pour leur éviter de la peine, les parents racontèrent aux enfants revenus de colo que le chien s’était sauvé. Les enfants insistèrent pour qu’on le recherche, mais les parents leur répondirent que ce n’était pas la peine, que le chien avait certainement trouvé une famille d’accueil.

Les enfants se renfrognèrent et pensèrent que leurs parents étaient des monstres d’indifférence."

Mer Nature respecte la sensibilité, les rêves, les croyances de chacun, mais a pour politique de dire la vérité sur notre environnement et la vie sur Terre, qui n’est ni exclusivement un enfer peuplé de monstres, de sorcières et de ronces, ni exclusivement un paradis de roses sans épines…

Mer Nature est une association reconnue comme active, fiable et modeste. Ses membres ont tous connu des situations difficiles et n'oublient pas le devise de feu Philippe Tailliez (qui fut notre premier président d'honneur) : "l'enthousiasme est la seule vertu". Ils ne se payent pas de mots et de mines, ne considèrent pas que tout leur est dû sous prétexte qu'ils ont des compétences, peuvent faire des gaffes, et suscitent parfois des sourires en coin, de la condescendance, voire de la méfiance : "-Qu'est-ce que c'est que ces loustics ?". Mais le temps joue en notre faveur. Celles et ceux qui nous connaissent savent ce que nous valons, ensemble ou séparément. Quant aux autres, nous leur souhaitons cordialement "-Bon vent !".

_________________________________________________

Inventaires géologiques.


Les membres de Mer Nature identifient les roches, minéraux et fossiles, dans la mesure du possible, sans prélèvement. En cas de détermination nécessitant l’observation à la loupe binoculaire, ou confirmation ultérieure, les membres des clubs peuvent prélever tout ou partie des échantillons afin d’en déterminer la nature. Roches, minéraux et fossiles peuvent être prélevés lorsque c’est permis, les sites étant répertoriés par le Bureau des Recherches Géologiques et Minières (BRGM) en France, et par leurs équivalents ailleurs. Si le prélèvement est fait dans les règles scientifiques, avec photographie du site si possible, et en tout cas avec indication du lieu précis, de la date et de la couche contenante, alors les échantillons pourront être identifiés par un spécialiste, afin de conserver l’information scientifique.

_________________________________________________

Inventaires botaniques.


Les membres de Mer Nature identifient les végétaux, dans la mesure du possible, sans prélèvement. En cas de détermination délicate nécessitant l’observation à la loupe binoculaire, ou une confirmation ultérieure, les membres de Mer Nature sont amenés à cueillir tout ou partie de végétaux afin d’en déterminer l’espèce et, éventuellement la sous-espèce, mais en tenant compte du statut de conservation et de la rareté de l’espèce : une espèce globalement commune, mais présente en petite quantité sur un site, mérite d’être traitée comme une espèce rare, tout comme les espèces globalement rares mais localement abondantes. Les membres de Mer Nature ne prélèvent que les parties nécessaires à la découverte sensorielle (partie odorante, comestible…) et laissent en place les végétaux rares et/ou protégés, la photographie et la prise de notes étant utilisées afin de limiter, voire d’éviter ce prélèvement.

_________________________________________________

Inventaires et études faunistiques.


Les mêmes principes s’appliqueront aux animaux, considérant, selon chaque groupe, le niveau de rareté, de protection et la sensibilité à la capture. Toutes ces études doivent donc être confiées à des naturalistes dont la compétence concernant le groupe étudié, est reconnue : c’est à dire que les membres de Mer Nature ne prendront pas en charge un inventaire ou une expertise qu’ils ne maîtrisent pas.
La plupart des invertébrés étant très peu stressés par la capture momentanée et leurs populations étant peu sensibles au prélèvement de par leur dynamique de reproduction, pourront être capturés voire prélevés, mais uniquement lorsque la détermination et/ou une transmission de connaissances le nécessite. Cela s’appliquera différemment selon les groupes. Par exemple les Odonates ne nécessitent pas toujours de capture et sont tous reconnaissables après une capture momentanée sans atteinte à la vie de l’individu. À l’opposé, la détermination des coléoptères est extrêmement délicate et passe par la capture et la macrophotographie des individus.
Les membres de Mer Nature peuvent capturer momentanément les invertébrés pour les présenter aux enfants. Prises en main ou au filet, les bêtes observées sur place apprécieront d’être rapidement relâchées au même endroit. Cela concerne les espèces pour lesquelles cette capture ne présente aucun danger, aussi bien pour l’animal que pour le public. Un naturaliste ne dégrade pas les habitats, ne piétine pas les rives ou les herbiers fragiles, et ne capture pas les animaux pendant leur période de reproduction.
Chez les vertébrés, les reptiles, amphibiens et poissons non menacés (liste variable selon les pays) pourront être momentanément capturés sous conditions (pas de capture lors de la reproduction, ni lorsque l’animal manifeste un comportement de stress). Les membres de Mer Nature préfèrent privilégier l’observation sur place et la relâche immédiate. Dans tous les cas les besoins vitaux de l’animal doivent être respectés. La capture de poissons est possible dans le cadre réglementaire des différentes méthodes de pêche et en possession des autorisations personnelles nécessaires. La capture momentanée de reptiles et amphibiens sera possible lorsque l’observation directe ou l’écoute ne seront pas suffisantes, dans le respect des lois de chaque pays. Les membres de Mer Nature ne les prélèvent que s’ils sont en danger de mort (milieu urbain, route, fossé sans issue, pièges, déversement de rivières en mer, curage de cours d’eau, traitements chimiques) et uniquement pour les remettre ensuite dans un proche milieu adéquat pour eux.
Les mammifères et les oiseaux sont généralement trop sensibles au stress pour être capturés. La capture des oiseaux est strictement limitée aux personnes à jour de leur autorisation de baguage, permanente ou temporaire, et dans le cadre de programmes d’études officiels. Seuls les captures de micro-mammifères sont envisageables, à l’aide de pièges type souricière INRA, à trappe. Les animaux sont relâchés vivants et les pièges visités au moins deux fois par jour.


_________________________________________________

Aquariums.


L’ ‘‘Aquarium à l’École’’ est l’une des opérations de Mer Nature : les aquariums permettent au public d’observer la vie aquatique. Ils participent également de cette découverte qui permet au public de mieux connaître et d’apprécier la nature tout en dévoilant son fonctionnement. Ces activités seront mises en place dans un cadre pédagogique défini ou dans le cadre des conventions de Mer Nature. Ces aquariums devront bien entendu respecter les lois de protection de la nature et de protection contre les espèces invasives.

_________________________________________________

Aquaterrariums, terrariums et vivariums.

Amphibies, secs ou humides, ils participent de la même logique que les aquariums, et il va de soi que les espèces végétales ou animales protégées, menacées ou rares ne sauraient y être exposées.

_________________________________________________

Aménagements et actions de protection.

Les membres de Mer Nature agissent parfois sur les milieux (restauration d’un milieu, entretien, création d’une mare…) mais uniquement afin d’offrir un habitat aux espèces locales : il ne s’agit pas d’en apporter d’ailleurs. En effet il est extrêmement dangereux de déplacer des espèces animales ou végétales (sauf plantation de haies, et d’essences locales déjà présentes et bien connues) et cela pour deux raisons :
- le déplacement d’individus animaux ou de végétaux peut provoquer leur mort : les espèces ne vont pas forcément s’adapter au milieu ;
- l’introduction de nouvelles espèces est la seconde cause de d’appauvrissement de la biodiversité : qu’elles soient animales ou végétales, nombre d’espèces peuvent devenir envahissantes lorsqu’elles sont déplacées : citons les cas de la Jussie (plante aquatique), du Carpobrotum (griffe de sorcière), de la Grenouille taureau, de l’Écrevisse de Floride...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Journal "La hulotte"

www.lahulotte.fr

 

 

 

 

 

Remontez

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Remontez

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Remontez

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Remontez

 

 

 

H

I

S

T

O

I

R

E

_________________________________________________________________

 

Géonomie

Histoires Naturelles et Histoires Humaines se rejoignent : c'est le domaine de la Géonomie.

"L'animateur scientifique de Mer Nature: Ion CEPLEANU, se tient à votre disposition pour dialoguer et répondre à toutes questions relevant de son champ de compétence.

Il enseigne, à l'Université du Temps Libre, à la Faculté de Droit de Toulon, la Géonomie ( "gestion de la Terre", en grec), science et pratique du développement durable, qui fait la synthèse de nos connaissances biologiques, écologiques, paléontologiques, climatiques, économiques et sociologiques.

Pour dialoguer avec lui, adressez vos commentaires ici : http://mer-nature.blogspot.com/

Les problèmes de l¹économie, du climat, de l¹environnement sont mondialisés : les solutions doivent l¹être aussi. La géonomie cherche des réponses à ces problèmes, dans l¹objectif de tenter d¹éviter à l¹humanité le sort des Dinosaures, et de léguer à nos descendants un monde encore habitable.

_________________________________________________________________

Visitant les îles Galàpagos en 1832, Charles DARWIN emploie pour la première fois l¹expression d¹"économie naturelle", ce qui, sous sa plume de naturaliste, englobe la géologie, la géographie, le climat, la biologie et l¹écologie de ces îles (le mot "écologie", du à Ernst HAECKEL, n¹existait pas encore). On sait que c¹est là que Charles DARWIN comprit le mécanisme de l¹évolution, puis sa formation en paléontologie lui permit de faire le lien entre ce qu¹il observait au présent et ce que les couches géologiques lui révélaient du passé de notre planète.


Faire le lien, voilà l'essentiel de la géonomie.


Pour un géonomiste, histoire naturelle et histoire humaine ne sont qu¹une seule histoire. La terre, l¹eau, le climat, la vie, l¹humanité forment un tout et dépendent les uns des autres : apprendre à décrypter le passé, c¹est mieux comprendre notre présent et pouvoir anticiper notre avenir.

_________________________________________________________________

Entre Verdon et Méditerranée, la géonomie est chez elle : à la Société de Sciences Naturelles et d¹Archéologie du Var, au Muséum d¹Histoire Naturelle de Toulon et du Var, dans les associations qui oeuvrent à la diffusion de la culture scientifique, il n¹y a pas de cloisonnement entre la science, la culture, l¹art et la réflexion.

Une géologie et un milieu naturel d¹une grande diversité, une très longue histoire, un patrimoine enviable et des phénomènes sociaux dignes d¹intérêt font de notre département une terre propice au développement de la géonomie.

Si certains varois ne vivent qu¹au présent, d¹autres ont le souci de l¹avenir : ne dit-on pas dans nos petits ports de pêche qu¹"il est plus facile de faire une bouillabaisse à partir de la mer vivante, que de refaire une mer vivante à partir d¹une bouillabaisse" ?"

Aphorismes :

Sur la biodiversité :
A la diversité des organes dans notre corps et des métiers dans nos villes et nos campagnes, répond la diversité des espèces dans la nature. On peut se permettre de perdre un doigt, voire un oeil ou un bras; une boutique, voire une usine ou une clinique; une grenouille tropicale, voire une forêt ou un marais. Mais perdre le foie, les deux poumons, le coeur, perdre les services publics ou les insectes recycleurs ou pollinisateurs, c’est la mort assurée pour la personne, pour la ville ou la région, pour la biosphère et pour l’humanité.

Sur la géonomie :
L’écologie, ce n’est pas seulement le droit des oiseaux à chanter librement dans les arbres. L’économie, ce n’est pas produire et consommer toujours plus, et encore moins jouer avec des sommes de plus en plus fictives. Le bonheur des générations présentes ne peut être approché ni par l’un, ni par l’autre de ces extrêmes. La survie des générations futures ne peut être assurée ni par l’un, ni par l’autre. La solution est la géonomie : bien gérer les 8 % de notre planète dont nous disposons (73 % sont les mers et les océans, 19 % des déserts, des calottes glaciaires, des hautes montagnes, des jungles pleines de moustiques et de sangsues, des zones irradiées ou trop polluées pour être encore habitables). Et bien gérer, c’est assurer les besoins de tous sans épuiser les ressources et sans mettre en péril les cycles et les équilibres de la nature, qui assurent notre respiration, notre nutrition, et le recyclage de nos déchets.

Sur le développement durable :
Le développement durable n’est ni une tarte à la crème médiatique pour verdir superficiellement le productivisme, ni une proscription ou une prohibition du droit des peuples pauvres à vivres moins mal. C’est le pilotage géonomique d’une décroissance en douceur, décroissance de la population par la transition démographique (qui intervient naturellement avec l’élévation du niveau d’éducation, notamment des femmes, voir plus bas), décroissance de la consommation des ressources, décroissance des appétits, décroissance des tensions. Le développement durable, c’est une méthode de démineur : il s’agit bien de désamorcer des phénomènes potentiellement explosifs.

Sur l’éducation au développement durable :
Éduquer à l’environnement, ce n’est ni culpabiliser, ni chercher d’autres coupables, ni enfourner dans les têtes des sciences séparément : c’est faire le lien entre histoire naturelle et histoire humaine, environnement et pratiques/usages, responsabilité et citoyenneté, réflexion et prévision, évolution et adaptation (par exemple évolution du climat et adaptation aux conditions nouvelles), c’est réfléchir sur nous-mêmes et sur ce qui nous entoure, pour rechercher les bonnes solutions et adopter les comportement appropriés. C’est faire évoluer les mentalités, actuellement imprégnées de l’idée que le “bien”, le “bonheur”, la “sécurité” c’est produire,  consommer et posséder toujours plus, et par suite faire évoluer les pratiques... avant que les évènements ne nous obligent à le faire dans la contrainte, les grincements de dents, la peur, la sueur, les larmes et la sang.

Sur la pollution et le recyclage :
Chez nous, nous ne faisons pas nos besoins dans la baignoire et ne mettons pas nos poubelles ni nos produits dangereux au réfrigérateur. La terre, c’est chez nous, il n’y a pas de planète de rechange. Il n’y a donc aucune raison pour rejeter à la mer nos eaux usées sans les épurer, ni pour gorger nos eaux souterraines et nos sols de nos décharges, de nos désherbants et de nos pesticides.

Défis et solutions :

Les 7 défis qui nous attendent :

* la transition énergétique (données économiques concernant épuisement des énergies fossiles, sur lesquelles est bâtie notre civilisation : charbons, phosphates, gaz, hydrocarbures et uranium),
* la pénurie en eau (données hydrologiques),
* la neutralisation des déchets toxiques et radioactifs (données molysmologiques),
* l'épuisement des sols (données pédologiques et agronomiques),
* le changement climatique (données météorologiques et océanographiques),
* la réduction de la biodiversité (données de l'UICN) et
* la gestion de nos appétits et de notre violence (données stratégiques et géopolitiques).

Le solutions définies à l’O.N.U. en septembre 2000 par 147 chefs d'état (“objectifs du millénaire”) :


* assurer l'éducation primaire pour tous (condition indispensable pour échapper à l'ignorance, aux superstitions, aux aliénations traditionnelles, aux mentalités héritées de la Préhistoire, de l'Antiquité, du Moyen Âge) ;
* combattre les épidémies, améliorer la santé maternelle, réduire la mortalité infantile (l'une des conditions nécessaires pour réduire aussi la natalité : on fait moins d'enfants quand on sait qu'ils vont tous survivre) ;
* préserver les ressources et l'environnement (condition indispensable à la survie physique des populations et à la diminution des conflits) ;
* promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomie des femmes (condition indispensable à la réussite des trois points qui précèdent) ;
* réduire la pauvreté et la faim (condition indispensable à la réussite des quatre points qui précèdent) et…
* mettre en place un partenariat mondial pour le développement (condition indispensable à la réussite de l'ensemble du programme).

Nos connaissances en paléontologie, en écologie, géonomie et sciences humaines, ont tellement progressé depuis trente ans (notamment grâce aux satellites et aux recherches en Antarctique) que nous pouvons déjà élaborer le cahier de charges d'un tel projet. Les ressources pour le réaliser sont là : globalement, la productivité n’a jamais été et ne sera plus jamais aussi élevée, l’humanité aussi nombreuse, la finance aussi abondante. Le reste n’est qu’une question de choix collectifs : relever ces défis, appliquer ces objectifs, ou continuer à faire la course et à nous chamailler comme des gosses jouant au “bling-bling, c’est moi le plus fort” ?

_________________________________________________________________

Voir aussi les textes suivants sur :

La géonomie

L'équilibre ponctué

_________________________________________________________________

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Remontez

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Société de Sciences Naturelles et d¹Archéologie du Var

Muséum National d'Histoire Naturelle de Toulon et du Var

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Remontez

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Remontez

Retour à l'accueil

© www.mer-nature.org